En 1914 et 1915, le 22e RIC combat aux côtés du 24e RIC à : Massiges, et Fortin ou Ferme de Beauséjour.

Accès simplifié aux nouveaux soldats de 2017 depuis la page d'accueil, dans INTRODUCTION

Ajouts Avril 2017 : Elie CASTELBOU 24e RIC (MPLF à Minaucourt le 09/09/1915) ; Caporal François CAROL 22e RIC (Disparu à Breauséjour le 24/02/1915) ; Josué Rozand 22e RIC (MPLF à Minaucourt le 20/09/1915) ; Jean Hyacinthe CABOT 24e RIC (Disparu MPLF le 06/10/1915) ; Chef de Bataillon Firmin BOBO 24e RIC (MPLF le 26/09/1914)

Ajouts Mars 2017 : Sous-Lieutenant Georges BAUTHENEY 22e RIC puis 42e RIC (MPLF le 25/09/1915) ; Louis Assémat 22e RIC (Disparu à Beauséjour le 20/12/1914) NEW !

Ajouts Février 2017 : Henri PECH 22e RIC (Disparu à Massiges le 15/09/1914) ; Jean AMALRIC 24e RIC (nouvelles photos)

(Soldats classés par régiment et par date croissante de combats. MPLF = Mort Pour La France)

 

 

DISPARU MPLF à VIRGINY le 15/09/1914

Henri Laurent PECH, 31 ans

Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, AUDE

22e RIC, 11e Cie

(Magnifique photo du temps d'avant...Avec ses beaux-frères Gabriel et Aimé Parazols, et un ami)

Né le 09/08/1883, fils de François Pech et Marie Jean ; classe 1901, matricule 1031 au recrutement de Narbonne.

1,61 m ; cheveux et yeux châtain

Profession : forgeron maréchal ferrant depuis 3 générations et comme ses 2 autres frères Lucien et Joseph mais il a préféré s'engager car la forge ne rapportait pas assez.

Engagé Volontaire au 142e Régiment d'Infanterie de Lodève le 24/02/1902 pour 3 ans, il occupera la fonction de secrétaire du Capitaine major, terminera soldat de 1ere classe le 14/07/1904...dès son service terminé, il sera propriétaire viticulteur, se mariera et aura deux enfants. Durant cette période, il sera nommé secrétaire directeur de la distillerie coopérative de la région de Saint Laurent de la Cabrerisse et également secrétaire de la section communale de St Laurent ...ce qui était le début de la cave coopérative...

Rappelé à la mobilisation et incorporé au 22e RIC.

Extraits d'un courrier adressé à Gabrielle son épouse :

"(...) au fur et à mesure qu'on a touché effets et équipements, on nous dirige par petits paquets sur Avignon ou alentours rejoindre notre corps qui y est déjà depuis une dizaine de jours ; ça ne veut pas dire que nous allions batailler, mais on dégage les casernes emcombrées de territoriaux et prochainement de la classe 1913 qui va être appelée. Puis chère Gabrielle, faudrait-il y aller que cela n'effraie personne ; c'est notre avenir

c'est pour que nos chers enfants puissent enfin jouir d'une paix durable que nous bataillons aujourd'hui pour la dernière fois il faut l'espérer ; car qu'adviendrait-il si contre toute attente nous étions les plus faibles ? Après la note à payer serait colossale, nous reviendrions en arrière d'un demi-siècle.

Qui oserait imaginer cette perspective avec tranquillité d' âme ? Personne : 'est ce qui fait qu'il n'y a plus de lâches et que, secrètement, on pense que c'est sans peur et presque avec joie, qu'on partirait comme les autres faire le coup de feu...!

Nous sommes maintenant habillés et faisons un peu d'exercice, comme quand on est bleu ; mais ça se passe en famille, malgré que dans ce régiment ça ne marche pas paternellement comme dans l' infanterie. Comme je te l'ai dit sur une de mes cartes, j'ai bien passé la visite et reconnu apte à marcher ; "Vous avez trop de lard sur les côtes" m'a répondu le Major quand je lui ai exhibé les grains de beauté du cou et la cicatrive je n'ai pas insisté ; pour ce qui concerne les divers emplois sédentaires, ils ne sont attribués qu'aux inaptes qui ne sont même pas encore habillés. Mais qu'importe !"

Ayant assez causé de moi-même, je reviens donc aux affaires de St Laurent. J'ai été content de voir que le cheval est à Davejean ; il économisera la nourriture et en même temps, nous aurons deux bons aides pour les vendanges ; n'attendez pas à les commencer que la mâturité soit complète ; du vert mélangé au trop mûr fera un vin de tenue moyenne ; tu as bien fait de livrer du vin ; ici on n'en voit goutte mais qu'importe, il faut avoir des visées plus larges.

Fais en toutes choses , comme font les autres et mieux si possible ce n'est pas moi qui t'en critiquerais (...)

Gros baisers aux petits à qui j'apporterai ce qu'ils me demanderont et un gros poutou pour toi."

Henri

Son beau-frère Gabriel François PARAZOLS est lui incorporé au 24e RIC (qui se bat aux côtés du 22e RIC)

Ci-dessous, les 1ères pages de son carnet...suivie de la mention en date du 15/09/1914 de la disparition de Henri Laurent Pech, blessé au combat de Massiges à la côte 190. Il ne donnera plus jamais de nouvelles à son épouse.

Son frère Joseph, maréchal ferrant au front pendant la guerre ainsi que son beau-frère Gabriel François Parazols ont en vain essayé de le retrouver. De nombreux avis de recherche sont publiés par sa femme, Gabrielle Pech...

 

Deux de ces avis...

Un soldat St laurentais aurait en effet témoigné l'avoir vu la mâchoire explosée, ce dernier serait mort en regagnant l' infirmerie sous des éclats d obus à Massiges...

(Avec l'aimable autorisation de Mr Patrice Pech, son arrière petit-fils)

 

 

DISPARU MPLF à MASSIGES le 15/09/1914

Pierre François GRILHOT, 33 ans

Brugairolles, AUDE

22e RIC, 6e Cie

Né le 14/08/1981, fils de Pierre Grilhot et Séraphine Chalou ; classe 1901, matricule 1442 au recrutement de Narbonne.

1,58 m ; cheveux bruns, yeux gris

Profession : maçon

Nommé Caporal le 07/02/1904 puis Sergent le 23/01/1905

Rappelé au 22e RIC le 01/08/1914

"Le 14/09/1914, le Général Caudrelier donne l'ordre au 22e RIC d'attaquer Massiges et la Côte 191 (fortement occupée par l'ennemi). Le Bataillon Marchal se porte en avant traverse la plaine de 138 à Virginy entre dans ce village et se dirige vers Massiges". (JMO du 22e RIC)

Pierre Grilhot disparaît le 15/09/1914 à Massiges, son corps identifié n'a jamais été retrouvé.

Il repose très probablement dans l'un des ossuaires de la Nécropole Militaire du Pont du Marson, auprès de ses 11000 frères d'arme inconnus.

Avec lui, 630 hommes et 4 Officiers du 22e RIC sont hors de combat.

MAM de Cambieure

(Merci à Joel Dufis)

 

 

DISPARU MPLF à MASSIGES le 15/09/1914

Jean Baptiste LABADIE 22e RIC, 33 ans

Alet les Bains, AUDE

(MAM d' Alet)

Né le 22/10/1880, fils de Jean et Etiennette Jean ; classe 1900, matricule 1173 au recrutement de Narbonne.

Profession : cultivateur

1,70 m ; cheveux châtain clair, yeux bleus

Rappelé au 22e RIC

Il disparaît dans les terribles combats du 15 septembre 1914, son corps identifié ne sera jamais retrouvé.

Il repose très probablement dans l'un des ossuaires de la Nécropole militaire du Pont du Marson, auprès de ses 11000 frères d'arme inconnus.

Sa veuve est morte en 1918, dans la plus grande pauvreté.

(avec l'aimable autorisation de Mme Corinne Colomies, son arrière-petite-fille)

 

DISPARU MPLF à MASSIGES le 15/09/1914

Originaire lui aussi d' Alet dans l' AUDE, ils se connaissaient !

22e RIC

Né le 25/03/1881 ; fils de Pierre et de feue Marie Cagerivière ; classe 1901, matricule 1265 au recrutement de Narbonne.

1,62 m ; cheveux et yeux châtain

Profession : cultivateur

Rappelé au 22e RIC, il disparait au cours des violents combats du 15/09/1914, tout comme cet autre soldat audois, Gabriel GUICHOU originaire de la Bézole et également âgé de 33 ans.

(Merci à Joel Dufis)

 

 

MORT POUR LA FRANCE à MINAUCOURT, Ferme de Confrécourt, le 26/09/1914
Chef de Bataillon, Firmin BOBO, 49 ans
Baixas, PYRENEES-ORIENTALES
24e RIC

Né le 25/09/1865, fils de Auguste et de Catherine Boher ; Classe 1885, matricule 372 au recrutement de Perpignan.
Profession : Militaire de carrière, Commandant en Chef d’Etat Major de la 2e Division d’Infanterie Coloniale,
Elève de l’Ecole de St Cyr
1,59m, cheveux et yeux châtains

Engagé volontaire pour 5 ans le 25/10/1884 à la Mairie de Perpignan
Nommé Sous Lieutenant au 2e Rég de Marine le 12/09/1886, passé au 3e Rég de Marine le 19/10/1887 puis au 1er Rég de Marche de Marine le 15/01/1888
Nommé Lieutenant le 01/07/1888, passé au 1er Rég d’Infanterie (RI) de Marine le 26/03/1890 puis au 6e RI de Marine le 05/11/1890
Nommé Lieutenant de 1ère Classe le 08/01/1892, passé au 1er Rég de Tirailleurs Tonkinois le 23/08/1892 puis au 5e RI de Marine le 10/08/1894
Nommé Capitaine au 4e RI de Marine le 06/05/1895

Epouse en 1896 Blanche Aubriot (décédée sur le Paquebot Libourne)


Désigné pour servir en Cochenchine le 29/08/1898
Passé au 11e RI de Marine le 07/06/1899 puis au 4e RIC en 1901
Citation(1902): "Capitaine d’Infanterie de Marine à l’Etat du Corps expéditionnaire, a donné le
plus bel exemple en stationnant plus d’un quart d’heure en observation sur la muraille de
ville Impériale très exposé au feu (Chine)".

Se remarie en 1902 avec Marguerite Vals (photo) : 3 fils et 2 filles naissent de cette union.
Passé en 1906 au 24e RIC
Le reste de son parcours Militaire se trouve au Service Historique de la Défense à Vincennes

Firmin BOBO est tué au cours des violents combats du 26/09/1914 à Minaucourt.
Médaille Commémorative du Tonkin
Chevalier de la Légion d’Honneur

(avec l’aimable autorisation de son petit-fils Mr Régis Bonzoms et de son arrière petite-fille Lucie)

 

 

DISPARU MPLF à MASSIGES le 26/09/1914

Claude COMBE, 27 ans

Lyon 4e Arr, RHONE

22e RIC, 5e et 6e Cie


Né le 04/03/1887, fils d' Etienne et d' Anne Dalphinet (tisseurs et commerçants laiterie) ; classe 1907, matricule 1445 au recrutement de Lyon Central.

1,63 m ; cheveux brun et yeux gris

Profession : pâtissier

Lettre du 06/06/1904 du papa de Claude : «  je viens de recevoir ta lettre ou tu me dis que tu es à Marseille, moi qui te croyais à Romans,,reviens à Lyon, surtout quand on a pas la poche garnie,,je t'envoie 50 frs,,faut pas gaspiller,,pas de dépense inutile,,reviens,, »

Engagé volontaire pour 5 ans, arrivé au 1er régiment de chasseur d'Afrique le 21/04/1908

Campagne d'Algérie du 21/04/1908 au 01/10/1908, passé soldat de 1er classe

Passe au 7e RIC, 16e RIC, puis au 22e RIC

Campagne de Chine du 02/04/1911 au 28/02/1913

Sur son journal intime, il note son voyage :

Le 09/05/1911, embarquement à Marseille sur le Néra, le 10 passe le détroit de Bonifacio en Corse, le 12 l’Ile de Crète, le 14 Port Saîd, le 15 le canal de Suez (19 heures de traversée), le 15 entre en Mer Rouge, le 18 croise devant Djibouti, le 19 entre dans l’océan Indien, le 25 escale à Colombo et descendu à terre visiter la ville, le 26 passe devant Ceylan, les28, 29 et 30 traversée du détroit de Mallaca et arrivé à Singapour, descendu à terre visiter la ville, reparti le 1er juin, le 3/06 rentrée dans le Mékong et Saïgon, le 4 visite de la ville, le 5 passe le cap Saint Jacques, le 8 Hong Kong, le 12 remontée le Yant Tsé Kiang et arrivée à Sangai, le 13 transbordement sur un petit navire Anglais «  le Shumtiers » et arrivée le 16 à Tché-Fou, le 17 à Takou puis fin du voyage Tien-Tsin-Anien.

Depuis le 25/04/1912 Claude Combe tient un registre départ et arrivée de son courrier, plus un recueil d'une cinquantaine de chansons et monologues illustrés de sa main et coloriés (bien qu'il ait beaucoup correspondu, il ne reste pas de trace de courrier, a lié connaissance avec "ottoctonnes")

Est rapatrié le 10 janvier 1913 (solde versée pendant les colonies = 187,23 frs), 3 mois de convalescence après maladie contractée en Chine (Paratyphoïde), puis passe dans la réserve de l'armée active.

A épousé le 18/04/1914 Jeanne Roux à Montélimar (Drôme). Aidée de son épouse, il est à son compte comme pâtissier confiseur.

Rappelé le 03/08/1914 au 22e RIC comme soldat de 1ere classe.

Le 07/08/1914, carte : « bonne santé, languis de te voir, 9 jours de chemin de fer »

Le 09/08/1914, lettre : « arrivé à Marseille, 9 heures de SNCF depuis Montélimar,,,visite médicale ce jour et mis au service auxilliaire,,,le 22e RIC part prochainement à la frontière, les réservistes arrivent en grand nombre. Que devient le magasin (patisserie), répond moi de suite, je pourrais changer d'adresse,,,patience ça ne sera pas long,,,»

Le 09/08/1914, lettre : Marseille,,,demande à son épouse d'écouler la pâtisserie, mais de garder la farine et les sucres pour pouvoir travailler quand il reviendra,,, signale que les lettres de son épouse sont ouvertes par la censure. 

Le 18/08/1914, lettre : « Marseille,,,pas de nouvelle de toi,,, j'ai des nouvelles de maman depuis le 02/08/1914 elle n'a plus de lait ( elle tient une laiterie à Lyon ),,, je t'ai écrit 3 lettres,,,donne moi des nouvelles de ta santé et de ton état ??,,,sur notre commerce,,,pour le moment je suis employé comme boucher,,,pense de mettre de coté mon livre de recette que j'ai laissé au laboratoire de la patisserie,,, »

(lorsqu'il demande des nouvelles de l'état de son épouse, espére t-il une bonne nouvelle ou simplement une guérison?)

Le 20/08/1914, lettre : « Marseille,,,mes meilleurs souhaits pour ta santé Jeanne,,, j'avais promis de te faire une surprise, mais on se rattrapera,,, je languis, et je suis en bonne santé,,, »

Le 28/08/1914, lettre : « Marseille,,,reçu enfin 2 lettres de toi,,,nous pourrons bientôt reprendre notre petite vie commune,,,j'ai été un peu peiné d'apprendre que ton état ne s'était pas amélioré et que tu n'étais pas encore fixé sur ta position, aussitôt que tu sauras quelque chose à ce sujet, tu me le feras savoir,,,toujours boucher,,,demain je passe une visite médicale pour savoir si oui ou non je dois partir pour la frontière,,, content d'apprendre que tu a vendu des patisseries, mais il y a des choses qui ne presse pas à vendre,,,à nouveau garde bien mon livre de recettes,,,peux tu venir me voir 2 ou 3 jours »

Le 31/08/1914, lettre : « Marseille, hier il est parti 1 900 hommes pour le front,,, je ne suis plus dans le service auxilliaire et on m'a mis bon pour le service armé,,,il n'y a plus d'homme à la caserne et on attend la classe 1914,,,est-ce que les vendanges avancent,,,moi qui croyais les faire cette année, je peux me brosser, pourvu que je ne vendange pas des prunneaux,,,on a plus de permission »

Le 04/09/1914, lettre : « Marseille, je viens d'être désigné pour partir ce soir ou demain, je sais que je vais à Paris, aprés ?? je pars content d'aller me battre mais triste de te quitter,,,je dois passer en train par Montélimar, tache d'y être avec une boite de Nougatine »

Le 09/09/1914, carte : « en bonne santé, voilà 2 jours que j'ai reçu le baptéme du feu »


Le 18/09/1914, lettre envoyée de Virginy (2kms de Massiges):

« (...) les grosses fatigues que nous subissons à cause du temps car nous avons tous les jours la pluie et il faut tout le temps être dehors dans les tranchées et dans la boue,,,Pour ce qui est de la guerre je ne puis te dire qu'une chose, c'est que ça chauffe et que c'est terrible et horible. Depuis que nous avons arrêté les Allemands et qu'on les poursuit l'on se bat tous les jours, et les plus terrible c'est les combats d' infanterie, car leur artillerie ne nous dérange guère une preuve c'est qu'alors que je t'écrit ils bombardent le village ou je me trouve, mais il faut que leur gros boulet nous tombe dessus pour nous faire du mal. Enfin prie pour moi pour que je te revienne car moi je pense toujours à toi, et quand les balles siffles, je dis ce nom, Jeanne et je crois que c'est mon talisman (...) »



Cette lettre est la dernière de Claude...


Le 10/09/1914, lettre de Jeanne jamais parvenue et retournée à l'expéditeur.

«  Te voilà donc parti de Marseille pour aller surement au champ de bataille. Je sais bien que c'est un honneur d'être appelé ainsi pour défendre notre patrie et je suis heureuse de penser que tu es parti content.

Elle lui annonce ceci :

"Reçois les meilleurs baisers et carresses de celle qui t' aime par dessus tous"

(cette lettre était précédée d'une autre ou Jeanne le prévient qu'elle va aller voir le docteur, Claude savait-il que sa femme était enceinte ?? Dans tous les cas il n'a jamais su qu'il serait papa)

Depuis le 13/09/1914, le 22e RIC se bat âprement à Massiges où l'ennemi paraît fortement occuper la côte 191 (site de l' Association)

Le 03/10/1914, lettre de Jeanne :

"J'espère aussi que tu te bats avec prudence de façon d' éviter autant que possible de te faire mal. Je prie beaucoup pour toi pour que tu ais toujours le courage d' accomplir jusqu' au bout ce devoir si terrible que les soldats remplissent en ce moment et qu' après tu me revienne sain et sauf."

« depuis ta lettre du 18/09/1914, plus aucune nouvelle ?? »

Suit une correspondance pour avoir des nouvelles de Claude, Jeanne alerte sa Compagnie à Marseille, la Croix- Rouge, et les différents organismes qui s'occupent des disparus.

Les premières réponses le signalent prisonnier en Allemagne.

Le 18/11/1914, son colonel du 22e RIC répond que Claude n'est pas signalé manquant à son régiment, (alors qu'il est disparu lors des combats du 26/09 à Massiges)

Le 23/11/1914, lettre de Jeanne : "voilà deux mois que je n'ai aucune nouvelle de toi. Reçois-tu quelques une de mes lettres,,,je ne sais que penser. Il faut certainement que tu sois dans des lieux éloignés déserts ou je ne sais trop pour arriver à ne pas pouvoir m' adresser un mot. C'est triste de vivre ainsi sans savoir ce que tu fais. Cependant et malgré tout ma pensée est sans cesse près de toi avec toi accompagner de mes prières les plus ardentes pour ta santé et ton prochain retour. La France en ce moment demande des grands sacrifices. Il faut les accepter avec courage et avoir confiance jusqu' au bout.

Je souhaite mon Claude bien-aimé que sois là au mois de Mars que je te voudrais auprès de moi. Enfin espérons que ce bonheur l'avenir nous le réserve."

Le 31/11/1914, son Colonel du 22e RIC, répond que Claude n'est ni disparu, mort ou bléssé et qu'il doit être prisonnier.

Jeanne recoit une lettre datée du 14/12/1914 d' Albert AVIAS, infirmier au 22e RIC, 5e Cie, il relate : « la bataille du 26/09/1914, date à laquelle votre mari et la 5e et 6e Cies ont disparu, fut attaquée par surprise à 2 heures du matin par les Allemands. Cette attaque fut si vivement éxécutée et de nuit très noire que les hommes n'eurent pas le temps de prendre les armes, vu qu'ils étaient très fatigués et presque tous endormis. Quelqu'uns se sauvérent mais le plus grand nombre fut fait prisonnier en Allemagne »

Il tente de la rassurer dans ce long courrier de 4 pages entre lenteurs du courrier, lettres non distribuées car censurées, etc...

Le 31/12/1914, réponse de la Croix Rouge : rien.

Le 05/02/1915, réponse du service des armées en campagne : « il a été fait 17 prisonniers lors de la bataille du 26/09, Claude n'est pas parmi eux, mais vous pouvez écrire à ses camarades au camps de Golzen (Saxe) »

 

Le 25/02/1915 naissance de Claude COMBE à Montélimar, fils de Claude et Jeanne ROUX.

Lettre non datée du Maire de Virginy à Jeanne :  Il sait que les soldats tués lors de la bataille du 26/09 ont été inhumés 2 ou 3 jours après, dans une fosse commune, mais , il a évacué rapidement le village et a laissé la liste dans les ruines, et lui répondra, dès que possible car le village se trouve sur la ligne de feu.

Le 29/06/1915 : réponse du commandant du 22e RIC, après que Jeanne lui demande au sujet de la disparition de son mari, où il est enterré, et pourquoi ne pas le savoir officiellement car elle a un jeune enfant, et le commerce est au nom de son mari et elle voudrait en tirer parti : « aucun renseignement officiel »

Le 31/07/1915, lettre de la maman de Claude à son épouse, au sujet de la vente de la pâtisserie,, « vous me dites que vous allez faire l'inventaire, car Mme MICHEL veut ouvrir,,,prenez vos précautions car Mme MICHEL,,,toujours pas de nouvelle de Claude,,, »

Le 11/08/1915 réponse de « les nouvelles du soldat prisonnier » : « avons l'honneur de vous informer que les hommes du 22e RIC, 5e Cie sont internés à Golzen (Saxe) »

Le 24/08/1915 réponse « des péres blanc missionnaires d'Afrique » : « Rien »

Le 22/11/1915 réponse du « Palais Royal de Madrid » par l'intermédiaire de son ambassadeur à Berlin : « rien »

Le 21/10/1921 une fois le jugement de décès rendu (après que les prisonniers de guerre soient rentrés), son fils Claude est adopté par la Nation. Jeanne a du vendre la pâtisserie car on la retrouve domiciliée à Le Teil (07) au P.L.M. (SNCF aujourd'hui) en 1924. elle a du bénéficier d'un emploi prioritaire à la gare du Teil en tant que veuve de guerre avec un enfant.

(Avec l' aimable autorisation de Jocelyn COMBE, son arrière-petit-fils, qui a fait un formidable travail de recherches et de retranscription)

 

 

Blessé à MASSIGES, MPLF le 11/11/1914

Caporal Raymond RIGAUD 22e RIC, 33 ans

Mas St Puelles, AUDE

Né le 15/11/1880, fils de Jacques et de Marie Cassaing ; classe 1900, matricule 387 au recrutement de Carcassonne.

Profession : viticulteur

1,65 m ; cheveux bruns, yeux châtain

Campagne d' Algérie dans le 2e régiment de Zouaves de 1901 à 1904, nommé Caporal en 1902

Passé au 22e RIC le 04/08/1914

Décédé à l' Hôpital de Dax le 11/11/1914, des suites de blessures de guerre contractées à Massiges.

(Merci à Joel Dufis)

 

 

DISPARU MPLF au Calvaire de BEAUSEJOUR le 20/12/1914

Louis ASSEMAT, 33 ans

Lamontélarié, TARN

22e RIC, 1ère Cie (?)

Né le 21/10/1881, fils de feu Augustin Assemat et Philippine Cauquil ; classe 1901, matricule 1502 au recrutement de Carcassonne.

Profession : cultivateur

1,64 m ; cheveux bruns, yeux gris, menton à fossette

A épousé Justine Bourdié le 26/10/1913 : enceinte depuis juin 1914, elle donnera naissance le 17/03/1915 à leur unique enfant, un garçon prénommé Gemain, Louis (prénom usuel).
Louis Assémat Junior classe 1935 au 5 e G.R.D.J a fait la Sarre,la Belgique,la Hollande, a été pris à Bray le 28/05/1940 soit au total 7 ans.

 

Rappelé à l'activité le 01/08/1914, passé au 22e RIC

En décembre, son régiment est engagé au Nord de la ferme de Beauséjour.

Le 20/12/1914, Louis Assémat livre son dernier combat :

(Extraits du JMO)

Les pertes éprouvées pour cette seule journée, sont de 27 tués (38 au final), 151 blessés et 119 DISPARUS, dont 117 pour sa seule Cie !!!

La disparition de ce peloton de la 1ere Cie a fait l'objet d'un rapport spécial...relatant un "incident" dû au désir de faire des prisonniers (donc on ne supprime pas d'ennemi)...et à l' excès de confiance dans la parole des allemands souhaitant se rendre (...)
"Il faut en déduire que les disparus sont des prisonniers.
Il est probable que la situation se soit retournée contre la 1e Cie lors d'une contre-attaque et que celle-ci ait, à son tour, été faite prisonnière".
(Robert Beaufrère, bénévole chargé de recherches)

Quel a été le destin de Louis Assémat ? Son nom n'apparaît sur aucune liste de prisonniers.

Mortellement blessé, a t'il été relevé sans avoir pu être identifié (en début de guerre, 1 seule plaque d'identité) et inhumé sur place par ses frères d'arme ou par les allemands ?

Aujourd'hui sur terrain militaire, les terres de Beauséjour n'ont jamais été remises en culture.

Elles demeurent le tombeau de nombreux hommes...

(Avec l'aimable autorisation de Mr et Mme Fourgassié Marie-Odile - née Assémat - petite-fille de Louis Assémat et fille unique de Louis Assémat junior)

 

 

Marius JAUME

La Garde, VAR

22e RIC

(Plaque retrouvée à Massiges par Jean-Claude MICHEL, bénévole de l' Association)

Annie a retrouvé son FILS (91 ans), très ému : son père aura probablement perdu sa plaque lors de cette Offensive de Septembre 1915, combat majeur de la Main de Massiges au cours duquel son régiment a été décimé. Cette plaque revient pour nous rappeler que sa condamnation n'annule pas ce qu'il a vécu avant, courageusement, entre février 1915 à début août 1916.

Ce soldat a pris au moment où il l'a prise, la seule décision qui lui paraissait juste, et, à cette époque, elle n'engageait que lui!

Né le 06/03/1888, fils de Barthélémy et de Marie Tardieu ; un frère Frédéric, soldat du 4e RIC.

classe 1908, matricule 611 au recrutement de Toulon.

1,68m, cheveux châtains, yeux gris-bleu

Profession : Jardinier

 

Passé le 09/10/1909 au 163e RI

Réformé du 163e RI le 03/02/1912 pour "dyspepsie chronique rebelle aux traitements avec amaigrissement".

Déclaré bon au service armé le 17/12/1914, incorporé le 23/02/1915 au 22e RIC

Avec son régiment, il est engagé dans la terrible Offensive de Septembre 1915 où son régiment est décimé.

Manquant aux appels le 05/08/1916

Déserteur le 06/08/1916, le conseil de guerre le condamne à 10 ans de rétention

Libéré le 02/12/1924, il épouse Berthe Roux, une veuve de guerre avec qui il aura un fils, Lucien.

Il est décédé le 18/05/1959 à L’Isle sur la Sorgue (84)

Son fils, Lucien JAUME, s'est engagé dans l'armée du Général Delattre de Tassigny durant la campagne de france du 20/06/1944  au 17/07/1945 ; formateur et Président pendant 33 ans d'une école de pilote d'avions civil et militaire, ce qui lui a valu la remise des Palmes Académiques ; médaillé de l' Aéronautique (la plus haute distinction) ; médaillé de la F.F.M et de la Jeunesse et des sports.

Monsieur Jaume nous a communiqué ces informations, "non pas par vanité , mais comme exemple pour prouver que dans la vie, méme avec un mauvais départ, on peut toujours se mettre au service de ceux qui en ont besoin.")

(Avec l'aimable autorisation de Monsieur Lucien JAUME, son fils)

 

MORT POUR LA FRANCE à MINAUCOURT le 23/02/1915

Félix SAILLE 22e RIC, 21 ans

Bouilladisse, BOUCHES-DU-RHONE

Né le 20/07/1893, fils de Marc et de Thérèsine Gascon ; classe 1913, matricule 370 au recrutement de TOULON.

1,65m ; cheveux et yeux châtain

Profession : cultivateur

Incorporé au 22e RIC à compter du 26/11/1913

Tué à l'ennemi le 23/02/1915

 



DISPARU MPLF à BEAUSEJOUR le 24/02/1915
François Martin CAROL, 24 ans
Prades, PYRENEES-ORIENTALES
Caporal au 22e RIC

Né le 19/03/1890, fils de feu Martin et de feue Marie Romeu (tuteur : Me Joseph Cayrol) ; 3 frères et 1 soeur.

Classe 1910, matricule 1319 au recrutement de Perpignan puis de Tananarive (Madagascar) n°7

Profession : Peintre
1,58m, cheveux et yeux noirs, front moyen, nez vexe, visage plein,
Renseignements complémentaires (!) : Teint basané, nez tordu à gauche, lèvres minces, bouche grande, menton fuyant, lobe de l’oreille non collé, oreilles peu ourlées, oreilles écartées, sourcils sous les yeux légèrement saillants, cicatrice au niveau de la 4e vertèbre à 1cm à gauche de la médiane.

Incorporé le 01/10/1911 au Bataillon de l’Infanterie Coloniale de l’Emyrne à Tananarive
Embarqué à Tamatave le 28/10/1912

Mobilisé le 04/08/1914, passé le 23/11/1914 au 22e RIC
Nommé Caporal le 23/11/1914
Disparu à Beauséjour le 24/12/1915

(avec l’aimable autorisation de Mr Michel Surre son petit-neveu)


 

MORT POUR LA FRANCE à MINAUCOURT le 20/09/1915
Josué Julien ROZAND, 34 ans
Rochefort-Samson, DROME
22e RIC

Né le 15/11/1880, fils de Frédéric et de Marie Bonnardel ; un frère Ferdinand MPLF en 1918 à Sézanne.

Classe 1900, matricule 259 au recrutement de Romans.
Profession : Cultivateur
1,68m, cheveux châtains, yeux gris
Appelé à l’activité le 16/11/1901 au 8e RIC, passé le 16/12/1902 au 24e RIC

A épousé en 1905 Marie Hernulle : ils ont eu 1 fille et 2 fils

Mobilisé au 22e RIC le 01/08/1914
Blessé le 24/02/1915
Tué à l’ennemi le 20/09/1915 à Minaucourt, Josué ROZAND est inhumé dans la Nécropole du Pont de Marson tombe n° 1134.


(Avec l’aimable autorisation de son petit-fils Mr Rozand et de son épouse ; la belle-fille du soldat vit encore, elle a 93 ans)

Mme Rozand a écrit une citation du Général Charles de Gaulle : « Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de forces pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir.
Le destin d’une Nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction »

 

 

MORT POUR LA FRANCE à Souain le 25/09/1915
Georges BAUTHENEY
Livry-Gargan, Seine et Oise ; résidant à Stavropol (Russie)
Sous-Lieutenant au 22e RIC, 42e RIC

"Suippes, le 22 septembre 1915"

Né le 14/11/1886, fils naturel de Marie Augustine Bautheney (elle ne l’a reconnu qu’après son décès en 1919) Classe 1906, matricule 1214 au recrutement de Versailles.

1,79 m ; cheveux blonds, yeux bleus
Profession : Professeur de Français (à la Cour du Tsar selon la chronique familiale)
Il habitait au moment de son recrutement en Russie à Stavropol

A épousé le 29/08/1907 Louise Gnaedinger (elle aussi professeur) née en Suisse.
2 enfants naissent à Stavropol, de cette union : Georges en 1908, et Louise Marie en 1911

Après avoir effectué son service au 6e RIC, il se retire auprès de sa famille à Stavropol en 1910.

Avec son épouse Louise, le 29 ou 30 juillet 1914

"Stavropol - Caucase, 29 Juillet 1914"

Avec ses enfants Georges et Louise "Stavropol - Caucase, 30 Juillet 1914"

 

Rappelé à l'activité le 01/08/1914, Georges quitte la Russie...à son arrivée, il est affecté au 22e RIC le 10/09/1914.
Nommé Caporal le 18/09/1914 puis Sergent le 16/10/1914
Promu Sous Lieutenant à titre temporaire le 07/01/1915, il passe au 42e RIC :




Avec ses frères d'arme
"Souain, le 25 Août 1915"

3 jours avant sa mort, Georges adresse cette très émouvante carte photo à son épouse :

Tué au champ d'honneur le jour de la Grande Offensive, Georges ne rentrera pas...

Dès le lendemain, Louise Bautheney reçoit une pension de 1.150 frs en tant que veuve d'un Sous-Lieutenant.

Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume le 31/03/1920
"Vaillant Officier, dévoué et courageux. Glorieusement tombé pour le Salut de la Patrie le 25/09/1915
à Souain".


Croix de Guerre avec Etoile de Vermeil

Georges Bautheney est inhumé à la Nécropole de La Crouée à Souain-Pertes-lès-Hurlus carré 1E, tombe n°6153


(avec l’aimable autorisation de son arrière-arrière petit-fils Mr Steven LANDRE, "gardien" de la mémoire familiale)


MORT POUR LA FRANCE à MASSIGES le 25/09/1915

Ernest AURIAC 22e RIC, 34 ans

Sète, HERAULT

Le 22ème RIC avant l'attaque du 25 septembre 1915 à Massiges.

(le 2ème à gauche, avec une croix sur le pantalon), marin-pêcheur originaire de Sète.

Soldat de la 9ème Compagnie, 3ème Bataillon du 22e RIC, il était marié et père de 3 garçons dont le plus âgé avait 7 ans.

Lors de l'offensive générale du 25 septembre 1915, le 3ème Bataillon fait partie de la toute première vague à sortir des tranchées dès 9h15.

Ernest Auriac sera tué à 9h30, il allait avoir 35 ans.

Le JMO du 22ème RIC précise :

"La 1ère vague du 3ème bataillon (9ème compagnie) sort de la parallèle de départ en colonnes de demi-section et s'avance jusqu'au ruisseau de l'Etang où elle se déploie. Elle doit passer dans les brèches 5, 6, 7 et 8 dont la plus à droite fait face à la corne sud du bois triangulaire.

A peine sortie du ruisseau de l'Etang, la 9ème Compagnie subit un feu très meurtrier. En fait un seul passage est libre (au sud du bois triangulaire) mais c'est un traquenard.

Engagée dans cette brèche, la compagnie est prise de flanc par une mitrailleuse qui la décime. Le capitaine Raymond est tué à 20 mètres de la mitrailleuse qu'il attaque avec ses hommes ; ses deux lieutenants sont blessés ; le sous-lieutenant Piriel prend le commandement. Il arrive à placer les débris de la compagnie à l'abri des pentes du Médius où il est bloqué."

Bien qu'identifié (Christophe Auriac, son arrière-petit-fils, a ses plaques), son corps n'aura pas droit à une tombe individuelle. Il repose certainement dans un des ossuaires du cimetière du Pont du Marson. Médaille Militaire et Croix de guerre.

Toute sa vie, sa femme tentera de retrouver le corps de son mari.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts d'Agde, de Sérignan et de Valras Plage dans l'Hérault (34).

gris

(Avec l'aimable autorisation de Christophe Auriac, son arrière-petit-fils)

Son excellent site reprend de façon très documentée l'assaut de l'Index de la Main de Massiges par le 22ème RIC, tout comme l'historique de l'Armée coloniale et ses combats.

http://vinny03.perso.neuf.fr/gg/massiges/le22RICassautdelamainMassiges.htm

 

 

MORT POUR LA FRANCE à MASSIGES le 25/09/1915

Hyères, VAR

22e RIC, 10e Cie

Né le 04/09/1880, fils de Joseph et d' Antoinette Aubert ; classe 1900, matricule 1410 au recutement de Toulon.

1,72 m ; cheveux noirs, yeux châtain

Profession : pêcheur

Inscrit maritime mis à disposition de Ministère de la guerre, arrivé au 22e RIC le 27/11/1914.

Tué à Massiges le 25/09/1915.

Médaille Militaire

 

 

Combats de Septembre 1915

Vincent LOFFREDO 22e RIC

Ténès, ALGERIE

Sa PETITE-NIECE a été retrouvée grâce à Annie Mandrin et un de ses amis qui lui a procuré la copie du microfilm faite à Aix, seul lieu consultable pour les soldats originaires d'Algérie. Nous n'avions même pas le n° de matricule! Les religieuses qui conservaient les registres d'état civil nous ont aussi grandement aidé. Merci également à Thérèse Mathieu qui nous a confié cette plaque trouvée par son père.

Né le 18/02/1883 à Ténès, fils de Michel (marin-pêcheur) et de Anna Campillo, classe 1903, matricule 1413 au recrutement d' ALGER : sa famille italienne était venue pêcher le corail sur les côtes algériennes pour la fabrication de bijoux.

Profession : marin

Inscrit comme marin mais non incorporé ; déclaré impropre au service mer pour myopie

Reconnu utilisable dans le service à terre

Affecté au 22e RIC le 13/07/1915

Passé le 15/07/1916 au 8e RIC pour convenances personnelles

Débarqué à Salonique le 21/12/1916, passé au dépot des isolés de Salonique (administré par le 115e RIT) le 11/07/1917

Rentré de Salonique et affecté au ? de la Flotte le 05/08/1917

Passé aux ? des Flotilles d'Alger en février 1919

Nous ne saurons jamais quel a été son destin...Est-il reparti en mer après la démobilisation?

Maison natale de Vincent Loffredo à Ténès ; son frère Marius et sa belle-soeur Antoinette

Avec l'aimable autorisation de Mme Viry Annette née Loffredo (petite-fille du frère de Vincent,Marius).Férue de généalogie familiale, elle fera revivre la mémoire de grand-oncle:

"Je vous remercie pour cette plaque, je l'ai encadré. Vous remercierez tous les bénévoles aussi Mme Mathieu pour leurs travaux de recherche, qui font revivre notre histoire. Je vais placer ce cadre avec les photos de mes parents et mes grands-parents ainsi il sera avec sa famille."

 

Léon LESEIGNEUR

Pondichéry, INDES FRANCAISES

Probablement le 22e RIC

(Plaque trouvée par Jean-Pierre Mainsant)

Annie a retrouvé son NEVEU :

"J'avais pour mon oncle une affection particulière. Ce fut pour moi une très forte émotion de recevoir cette plaque et de revivre les quelques souvenirs de cette période car aussi bien mon père que mon oncle nous ont très peu parlé de cette époque. Je vous remercie du fond du coeur pour cet envoi.

En 1882, mon arrière-grand-père Monsieur Saverinadin Cannoussamy a renoncé à son statut personnel et a acquis tant pour lui que pour sa famille la nationalité française. Cette renonciation l'obligeait à prendre un nom français : il a choisi le nom de LESEIGNEUR. En devenant français les hommes étaient mobilisés en cas de guerre. Ce fut le cas pour mon oncle Léon né à Mahé en Inde le 14 novembre 1893 et pour mon père né le 18 mai 1896.

Joseph, frère de Léon et père de Baptiste Leseigneur, ici avec son épouse Arokiamarie.

Dans la culture indienne, c'est d'abord aux garçons, en priorité à l'aîné (mon oncle) que revenait le devoir d'assumer les funérailles des parents. Mon grand-père paternel décédé, mon père avait abandonné ses études pour travailler et compléter la maigre pension de ma grand-mère. Le départ de mon père Joseph pour la guerre diminuait considérablement les revenus de la famille.

Toutes ces inquiétudes ont rendu ma grand-mère malade. Le médecin qui la suivait avait surtout insisté sur la nécessité de ne pas lui donner s'émotion, plus particulièrement au sujet de ses deux garçons.

Le 11 novembre 1918, l'armistice était signée et toutes les cloches de la ville de Pondichéry ont sonné pour annoncer la fin de la guerre.

Ma grand-mère a demandé ce qui se passait. Suivant les conseils du médecin on lui a répondu qu'il n'y avait pas de sons de cloches et que c' était dans son imagination.

Quelques moments après et alors que ma grand-mère était toute seule, la servante vint la voir.

Ma grand-mère lui demanda pourquoi les cloches sonnaient. Sans faire attention la servante lui répondit que la guerre était finie.

Ma grand-mère lui dit : "la guerre est finie, mes garçons vont revenir" et elle est morte sur le coup de l'émotion.

Le 11 novembre était pour notre famille un anniversaire très important. Ce jour-là mon père allait chercher à l'hospice, cinq hommes et cinq femmes. On leur servait d'abord un repas de fête et nous on mangeait après. Jusqu'à son décès mon père a respecté cet usage.

En 1940, les comptoirs français de l'Inde ont été les premiers territoires de l'Empire à rallier le Général De Gaulle.

Comme mon oncle marié n'avait pas d'enfant, j'avais une affection particulière pour lui. Quand je revenais de France je savais qu'il aimait beaucoup les pâtés de foie, de campagne et les sardines. Je lui en ramenais et il était content. Il m'a dédicacé cette image :

Il avait une très jolie écriture et il traduisait le latin sans se servir de son dictionnaire. Il m'a offert deux cahiers que je garde précieusement.

A son retour à Karikal,Inde Française,mon oncle a été commandant de gendarmerie.

Je n'ai jamais eu d'autres précisions sur la guerre de la part de mon père, ni de mon oncle. Mais j'ai rencontré un jour quand j'étais jeune, un ancien combattant d' origine pondichérienne qui m'a raconté un événement  qui l'avait profondément marqué.

Pendant la guerre, en plein hiver, sous la neige son régiment se déplaçait dans l'est de la France. 

Il m'a dit qu'il était gelé. La fatigue et l'épuisement ont fait que petit à petit il a été distancé de son régiment et il s'est retrouvé seul dans un endroit isolé.

Avec beaucoup de difficulté il a continué de marcher et enfin a vu une ferme isolée, éclairée. 

Il était allé frapper à la porte et à la femme qui lui a ouvert, il a raconté son histoire.

Elle lui a dit que son mari était parti au front, l'a invité à rentrer chez elle et à s'installer à côté de la cheminée.

Puis elle est revenue avec une bassine et une cruche remplie d'eau chaude, lui a enlevé ses chaussures et lui a massé doucement les pieds avec une compresse chaude.

Il m'a dit qu'il avait été ému par tant de gentillesse et qu' il pleurait. 
La dame lui a répondu :"Nous devons vous remercier d'être venu d'un pays qui est si loin pour défendre notre patrie".

Puis elle lui a servi une soupe chaude et un bon repas. Il a pu dormir dans un bon lit avec des draps. 

Le lendemain la dame l'a aidé à retrouver son régiment.

Il m'a dit "Je me souviendrai jusqu'à ma mort de cette dame et de sa gentillesse".

(Avec l'aimable autorisation de Monsieur Baptiste LESEIGNEUR, son neveu, fondateur de l' association Enfants de l' Univers. Au moyen de parrainages, elle oeuvre pour la scolarisation d'enfants pauvres du Sud de l' Inde : ce sont des milliers d'enfants qui ont ainsi pu sortir de la misère).

 

 

MORT POUR LA FRANCE à MASSIGES le 25/09/1915

Caporal Bernard SATGE 22e RIC, 35 ans

Arzens, AUDE

Né le 14/06/1880, fils de Bertrand et Anna Maris ; classe 1900, matricule 221 au recrutement de Carcassonne

1,64 m ; cheveux châtain, yeux bruns

Profession : cultivateur

Campagne d' Algérie au 2e Rég de Zouaves de 1901 à 1904, promu Caporal en 1903.

Rappelé à l'activité au 22e RIC le 03/08/1914, passé dans l' Armée Territoriale le 01/10/1914

Placé en sursis d' appel jusqu'au 25/09/1915 au titre d'entrepreneur de battage à Ribouisse (Aude). SURSIS ANNULE.

Tué à l'ennemi à Massiges le...25/09/1915

Inhumé à la Nécropole Nationale du Pont de Marson, tombe n°8567

(Merci à Joel Dufis pour cette photo du MAM de Ribouisse)

 

 

MORT POUR LA FRANCE à MINAUCOURT le 09/09/1915

Elie Lucien CASTELBOU, 22 ans

Trebas, TARN

24e RIC, 8e Cie

Né le 28/11/1892, fils de Léon Pierre et de Marie Savy ; 5 sœurs et 1 frère.

Classe 1912, matricule 542 au recrutement d'Albi

Profession : cultivateur

1,79m, cheveux châtain moyen, yeux châtain verdâtre

Incorporé le 08/10/1913 au 23e RIC, passé au 24e RIC

 

Le 7 septembre 1915 "la 8e Cie travaille à approfondir l'ancien boyau qui du Promontoire va à l'ancienne tranchée 20, et le boyau qui rejoint le dernier en traversant le Ruisseau de l' Etang et venant du Ravin du Médius." (JMO)

Elie Castelbou fait partie des tués...

Inhumé à la Nécropole du Pont de Marson tombe n°4883 

Photo de la sépulture à venir...

 

(Avec l’aimable autorisation de Mr Gérard By, son petit-neveu)

 

 

DISPARU MPLF à MASSIGES le 25/09/1915

Paul Joseph SIADOUX, 33 ans

Eoux, HAUTE-GARONNE

24e RIC, 2e Bataillon, 5e Cie

Né le 01/01/1882, fils de Paul Mathieu dit Pierre, et de Jeanne Dedebant. Cultivateur à Cassagnabère-Tournas et père de 3 garçons,il était marié avec Rosalie Maria Sanarens.

D'après sa fiche matricule n°473 au recrutement de St Gaudens, il était blond aux yeux châtains et mesurait 1m68cm.

Rappelé le 1er août 1914, il passe au 24e RIC le 15 avril 1915.

Il est porté disparu lors de la Grande Offensive du 25 septembre 1915 à Massiges.

"D'après ce qui se transmettait dans notre famille, il aurait été blessé une première fois, "ramassé" par deux infirmiers et pulvérisés tous les trois par un obus,...Sur le site Mémoire des Hommes, il est donné en effet blessé à cette date (JMO-26 N 865/15 vue 40 à 47)

(Avec l'aimable autorisation de Jean-Louis LALLIARD, son arrière-petit-fils)

 

 

Combats de septembre 1915

Jean Emile ERARD

Lieutenant du 24ème R.I.C, 3e Cie

Né le 29 août 1884 à Brest (Finistère), fils de Jules Alexandre et de Maria Joséphine JOUVE.

Il prépare l’École Navale, puis finalement, s'engage le 22 septembre 1902 au 6ème R.I.C. où il devient caporal, puis sergent.

Après avoir servi au Gabon, au Sénégal puis dans la région Saharienne entre 1905 et 1912, il est libéré après dix ans de service actif.

Il est mobilisé le 2 août 1914 au sein du 24ème R.I.C., est nommé adjudant, puis sous-lieutenant de réserve.

Il fait preuve de bravoure et d'énergie aux attaques de septembre et octobre 1915, et est cité à l'ordre de la brigade.

Il passe dans l'armée active le 5 mai 1916, et sert au 24ème R.I.C.. Il se distingue le 1er juillet 1916 dans la Somme devant Herbécourt, résistant aux Allemands dans un trou d'obus avec une dizaine de tirailleurs sénégalais. Il est blessé au visage d'une balle tirée à bout portant par un officier allemand. Sa brillante conduite lui vaut une citation à l'ordre de l'armée.

Il revient au front à peine guéri, trois mois après, au 2ème R.I.C. et montre à nouveau ses qualités à l'attaque du Chemin des Dames.

Il est cité à l'ordre du corps d'armée et promu capitaine le 4 mai 1917.

Il est envoyé au Maroc en novembre 1917 au 18ème bataillon sénégalais, organise le poste avancé de Matmata et participe aux opérations de la colonne de Tahala à la tête de sa compagnie en avril 1918.

Puis, il est détaché à l’État-major des troupes d'occupation du Maroc.

En 1920, il est affecté à l’État-major de la base de Bordeaux, puis à nouveau au Maroc en 1922 à la Direction des transports. Il contribue à la création de la base d'Engil et est félicité par le maréchal Lyautey. Il prend part à des combats en 1923 et obtient une citation pour son attitude au feu.

En juillet 1924, il rentre en France, au 16ème R.T.C., puis à l’État-major de la 2ème brigade coloniale.

Il est nommé chef de bataillon le 25 décembre 1928 et détaché à l’État-major du 17ème corps d'armée. Souffrant depuis plusieurs années d'une grave affection au foie contractée au cours de ses affectations coloniales, il décède le 24 février 1930, à Toulouse, à l'âge de 45 ans.

Chevalier de la Légion d'honneur. Croix de Guerre avec palme et deux étoiles. Croix des TOE avec palme. Médaille de l'Ordre royal du mérite du Cambodge. Officier du Ouissan Allaouite. Officier de l’Étoile noire du Bénin. Médaille coloniale avec agrafe Maroc et Congo. Médaille commémorative 1914-1918. Médaille interalliée de la victoire 1914-1918.

[Sources : indications familiales ; discours du colonel Robert, chef d’État-major aux obsèques du commandant Erard]

Cette copie de la page 7 du n° 100 du journal «  Le Miroir  » du 24 octobre 1915, comporte en titre  :

«  L'attaque de la Main de Massiges entre le Mont-Têtu et la Verrue  »

le correspondant a noté ceci  :

«  ...Elle montre le lieutenant E.... (ERARD), habillé en soldat, donnant le signal d'avancer, le sourire aux lèvres. Il ne sourit pas, écrit-il, parce qu'il n'y a pas de danger, mais parce que, très brave, il a voulu, pour sa femme, ne pas paraître trop triste, sur ce qu'il pensait être sa dernière photo. »

---------------------------

Note du petit-fils de Jean Émile ERARD : « Ma grand-mère me relatait cet épisode et m'expliquait qu'il s'était habillé en soldat afin de ne pas être repéré en tant qu'officier par les allemands. »

Le matin de la terrible offensive du 25 septembre 1915, Jean Émile ERARD est photographié dans la première vague d'assaut (main levée, donnant le signal d'avancer)

[collection privée : Maurice ERARD – Photographie remise par le photographe du journal à mon grand-père]

Suite à la bataille du 6 octobre 1915, mon grand-père, Jean Émile ERARD, a pris la tête de la 3ème compagnie du 1er bataillon du 24ème R.I.C., qui était commandé par le Capitaine GIBERT, évacué, ayant été blessé. Il reçu une distinction à l'ordre de la brigade du colonel SADORGE commandant la 6ème brigade d'infanterie coloniale.

Citation à l'ordre de la brigade :

n° 16 du 25 octobre 1915

« a montré la plus grande énergie en s'emparant de tranchées ennemies très fortement défendues. »

Le lieutenant Jean Émile ERARD

dans une tranchée avant l'assaut

Le capitaine Jean Émile ERARD

après 1920

 

(Avec l' aimable autorisation de Maurice Erard, son petit-fils)

 

 

MORT POUR LA FRANCE à MASSIGES le 25/09/1915

François Clément GELY 24e RIC, 35 ans

La Roque St Marguerite, AVEYRON

Né le 02/04/1880, fils d' Achille et de Marie Maurons ; classe 1900, matricule 214 au recrutement de Mende.

Profession : cutlivateur

1,58 m ; cheveux noirs, yeux châtain

Campagne en Algérie du 22/11/1901 au 18/10/1904 dans le 2e Régiment de Zouaves (photo).

Rappelé à l'activité le 02/08/1914 au 24e RIC.

Il est tué à Massiges lors de la Grande Offensive du 25/09/1915.

(Avec l'aimable autorisation de Francis Valdeyron, son petit-fils)

 

 

MORT POUR LA FRANCE à MASSIGES le 25/09/1915

Pierre Eugène DENAMIEL, 29 ans

Uston, ARIEGE

24e RIC, 3e Bataillon, 12e Cie

(Pendant son service militaire entre 1907 et 1909)

Né le 01/02/1886, fils de Pierre et Marguerite Caraux ; classe 1906, matricule 1243 au recrutement de Saint-Gaudens.

1,70 m ; cheveux et yeux châtains

Profession : cultivateur

Rappelé au 24e RIC le 3 août 1914, Pierre quitte sa paisible vallée ariègoise pour cet enfer qui prendra fin pour lui le 25/09/1915.

Le 25 septembre au matin, le 24e RIC est en première ligne sur la côte 180 du Promontoire.

La première position allemande est très fortement organisée, protégée par d'épais réseaux de fils de fer et flanquée de nombreuses mitrailleuses.

Le 3e Bataillon du 24e RIC forme 3 vagues d'assaut ; la 12e Cie dont fait partie Pierre Denamiel ,forme la 2e vague.

L' attaque se déroule sans grande difficulté jusqu'au sud du boyau Schumann. Arrivé à cet endroit, un violent feu de mitrailleuses placées sur l' Annulaire cause des perte au Bataillon : 2 officiers, 2 chefs de section et de nombreux sous-officiers et hommes de troupe sont tués ou blessés.

 

Itinéraire du 3ème Bataillon du 24ème RIC le 25 09 1915 (merci à Henri Leguevaques)

Citation :

- "Tué glorieusement à l'ennemi après avoir lutté courageusement toute la journée contre des tireurs de position. 

Croix de guerre avec étoile en bronze.

Blessé mortellement le 25/09/1915 à Massiges."

Sa femme recevra ce bouleversant courrier :

Le 30 Septembre 1915

Madame Denamiel,

Voici un des grand et bon ami très camarade, avec votre cher mari M.Denamiel Dont j'ai été prié de sa bonne part, en me donnant l'adresse en cas de mauvais accident comme moi d'abord j'y avais donné la mienne avant de partir le 25 septembre pour la forte attaque contre les maudits boches. Nous disant de faire savoir chez nous,si le malheur le voulait pour un de nous deux.

Me voilà avec le plus profond regret,obligé de me séparer avec lui et encore plus mauvais falloir venir vous offrir cette triste nouvelle : »Mon camarade Votre époux adoré a été tué par ces malheureux Boches, le 25 sept.de quatre à cinq heures du soir »

Cela est bien triste et beaucoup mais Madame que beaucoup ont subit le même sort et nous tous les risques sont encore là, la même chose car toujours pareil. Cela n'est pas fini ; Madame consolez vous du mieux car votre cher mari est mort prés d'un bon camarade qui prend toute part à ce grand malheur avec vous.

Je suis le camarade que nous sommes photographiés ensemble.

Je termine avec beaucoup de regret. Un grand ami

Fernand ... (24e Colonial 12e, Secteur 13)

Aux Etats-Unis où elle est partie vivre, le Service des Sépultures lui adressera cet autre terrible courrier :

Sa veuve ne se remariera pas...

(Avec l'aimable autorisation des petits-enfants, arrières-petits-enfants et arrières-arrières-petits-enfants qui nous ont fait l'honneur de leur visite le 25 octobre 2015)

 

 

Blessé à MASSIGES le 26 septembre 1915, MPLF le 14/10/1915

24e RIC

Montmaur, AUDE

 

Né le 22/08/1890 : il était cultivateur.

Soldat au 24e RIC, il a été et évacué "assis" vers l'ambulance 13/8 de Châtrices.

Fiche d'évacuation des blessés du 26/09 (JMO Service de santé)

Il est décédé des suites de ses blessures le 14/10/1915, à l'âge de 25 ans.

(avec l'aimable autorisation de Henri Leguevaques,son petit neveu que nous remercions pour ses nombreuses contributions)

 

DISPARU MPLF à MASSIGES le 27/09/1915

Louis NOUCHET 24e RIC, 22 ans

Mazé, MAINE ET LOIRE

Né le 22/07/1893, fils de Noel et de Marie Cruiqueme ; Classe 1913, matricule 54 au recrutement d' Angers.

Profession : cultivateur

1,65 m ; cheveux noirs, yeux bleus

Incorporé le 27/11/1913, blessé le 22/08/1914 à Rossignol (lors de la journée la plus meurtrière de la guerre avec 27000 morts côté français!)

Passé au 44e RI le 27/10/1914, blessé le 21/12/1914 à Bourneuil

Passé au 24e RIC le 12/05/1915

Il disparaît le 27/09/1915 lors des combats de Septembre 1915

(Avec l' aimable autorisation de Sylvie Simonnet, sa petite-nièce)

 

 

MORT POUR LA FRANCE à MASSIGES le 05/10/1915

Jean Louis CAZAUX 24e RIC, 32 ans

Aurignac, HAUTE-GARONNE

Avec sur sa manche les insignes de Maître d'armes avec la distinction de prévôt d'escrime, et de tireur d'élite pour le cor de chasse.

Né le 06/08/1883, fils de Dominique et de Jeanne Bonnemaison. Recrutement de St Gaudens, matricule 815

Cultivateur, il épouse Joséphine Suspène le 02/02/1908 à Montoulieu.

De cette union naît en 1911 Marie-Louise, épouse Pujol.

Passé au 24e RIC le 15/04/1914, il est rappelé lors de la mobilisation générale.

Blessé évacué le 27 août 1914 à Jaulnay, il repart aux Armées le 24/10/1914.

Son régiment est engagé dans les terribles combats de septembre 1915 : comme nombre de ses frères d'arme, il trouve la mort le 5 octobre 1915 à Massiges.

(Avec l'aimable autorisation de Christian Pujol, son petit-fils)

 



DISPARU MPLF à MASSIGES le 06/10/1915
Jean Hyacinthe Michel CABOT, 32 ans
Port-Vendres, PYRENEES-ORIENTALES
24e RIC

Né le 03/05/1883, fils de Jean Cabot et Catherine Olivier ; Classe 1903, matricule 1158 au recrutement de Perpignan.
Profession : Marin
1,59m, cheveux noirs, yeux châtain clair

Arrivé à Toulon le 14/05/1903, Matelot de 3e classe, Chauffeur auxiliaire le 01/11/1903
Renvoyé dans ses foyers le 11/05/1905 comme soutien indispensable de famille
Incorporé le 19/11/1914

"Tombé glorieusement au Champ d’Honneur le 06/10/1915 à Massiges en faisant vaillamment son devoir".
Croix de Guerre avec Etoile de Bronze

Epoux en 1ère noces de Marguerite Nou, puis de Merced Teresa Cruset avec qui il a eu 2 fils : Michel décédé en bas-âge, et Marcel.

Son épouse Mercedes et leur fils Marcel

"Mon père avait 2 ans lorsque son père a été porté disparu, et ma grand-mère, espérant un hypothétique retour, ne s'est pas remariée, le laissant fils unique...
Lorsqu'il parlait de cette "disparition", puisqu'il n'y avait pas corps, il énumérait toutes les possibilités qui avaient été envisagées par la famille : amnésie ? Prisonnier à l'ennemi ? Une autre famille fondée "là-bas ?... etc...
En fait je pense qu'au fond de lui, le deuil de ce père dont il n'avait aucun souvenir n'a jamais été fait.
Il a embrassé une carrière militaire, et a participé de façon très active à la seconde guerre mondiale.
Bien entendu je suis d'accord pour que mon grand-père soit cité dans le mémorial de cette terre de Champagne dans laquelle il demeure anonymement depuis un siècle.
Comme un dernier hommage au sacrifice de sa jeune vie".
(Bernadette Cabot, sa petite-fille)

Avec son aimable autorisation.

 

DISPARU MPLF le 06/10/1915 AU MONT TETU, retrouvé en 1979 par Albert VAROQUIER

Louis Antonin COURSEILLE, 32 ans

24e RIC, 2e Bataillon, 5e Cie, 4e Section

"C'est un médaillon que m'a donné mon arrière-grand-mère et que j'ai toujours sur moi" (Vanessa Donat, née Courseille, son arrière arrière petite-fille)

Louis Courseille né le 19/09/1883, fils de Pierre et de Louise Barral ; classe 1903, matricule 1099 au recrutement de Béziers. Ajourné pour "faiblesse générale".
 
1,54m ; cheveux et yeux châtain foncé

Profession : Berger

A épousé le 23/11/1911 Marie Galy : ils ont eu un fils Yves né le 08/06/1913.

Marie et Yves Courseille

Suite à l'hémorragie des premiers mois de guerre avec 300 000 morts, Louis est classé en service armé le 12/11/1914 puis affecté au 24e RIC le 28/12/1914.

Sa dernière lettre adressée à son épouse :

"Ma chère Marie et cher petit Yves

C'est en parfaite santé que je t'adresse ces quelques mots et souhaite que la présente vous trouve tous de même.

Comme je te dis hier, Paul(?) est revenu nous retrouver et cela ne le contentant pas toujours, il aurait préféré être un peu plus blessé pour aller un peu plus loin, cela se comprend mais que veux-tu, moi je préfère faire toute la campagne et n'avoir rien du tout parce que les blessures ne portent pas préjudice maintenant et bien dans le temps on les retrouve, enfin il faut subir le sort tel qu'il vient on ne commande pas.

Hier j'ai eu le plaisir de recevoir une lettre de ta soeur Angélina. Elle me dit qu' elle se porte bien et Fernand (son mari) aussi et elle écrit qu'il partira bientôt comme agent de liaison.

Rappelle-toi qu'il a des moments que ce n'est pas un bon rôle à remplir. Il vaut mieux être souvent en première ligne que comme ça.

Quant à Justin lui à Paris, il ne risque rien, ce n'est qu'un dérangement de maison, il sera sûr d'avoir la vie sauve.

En je termine en te priant d'embrasser toute la famille et garde pour toi et notre cher petit Yves les plus doux baisers de celui qui pense toujours à vous.

Courseille Louis

Le bonjour de ma part aux parents amis et vous. C.L."

 Le 24e RIC est engagé dans la sanglante Grande Offensive de Septembre 1915 :

"La position 2e bat 5e Cie 24e ric du 6/10/15, est attaqué sur les tranchées du Bois Chausson, malheureusement le brouillard et les tirs trop courts de notre artillerie les obligent à reculer, ils sont décimés par notre artillerie.
Il aurait été remarqué un acharnement des mitrailleuses ennemies à tirer sur nos blessés."
(Extrait du JMO)

Comme de nombreux frères d'arme, Louis Courseille est porté disparu.

La famille de Louis cherche désespérément à obtenir des informations :

Entre espoir qu'il ait pu être fait prisonnier, et désespoir ("Mon arrière grand-mère-belle fille de Louis décédée en 2004-m'a raconté  mais cela reste à confirmer bien sûr, qu'il était cuisinier sur le front et que le 06.10.1915, un obus serait tombé sur la cuisine roulante") l 'insupportable attente commence, et l' impossible deuil...

"Porté disparu, sa femme a eu énormément de mal à toucher une pension et a eu des difficultés à élever son fils seule".

Yves grandit...

En 1920, une fois les prisonniers rentrés, ceux qui manquent encore à l'appel sont déclarés décédés, l'acte de décès dressé qui va enfin permettre le versement d'une pension et la reconnaissance des enfants en tant que Pupilles de la Nation. Louis reçoit une citation posthume :


Croix de guerre avec Etoile de Bronze

MAM de Bessan et Marie avec son petit-fils Jacques et sa belle-fille Suzanne.

 

Grâce à la persévérance de notre bénévole Robert BEAUFRERE, et aux longues et minutieuses recherches de Mme SCHWARZ du service des sépultures , nous avons eu la confirmation qu'il s'agissait bien du corps retrouvé en 1979 par Albert Varoquier ! Le gardien de la Nécropole Nationale du Pont de Marson, Monsieur MATHIEU, père de Thérèse MATHIEU (une des 5 propriétaires du terrain de la Main de Massiges) a été chargé de l'exhumation et de la ré-inhumation de Louis COURSEILLE dans la tombe n° 8392.

Petit objet de dévotion (4 cm de hauteur) que Louis avait du ramener lors d'une (rare) permission.

(Avec l'aimable autorisation de Vanessa Donat, née Courseille, son arrière arrière petite-fille et arrière petite-fille d' Yves Courseille qu'elle a très bien connu car il est décédé en 1992. Elle s'est rendue à Massiges le 17/07/2016)

 

DISPARU MPLF à MASSIGES le 06/10/1915

Louis TEILLIER 24e RIC, 34 ans

Savigne, VIENNE

Né le 09/09/1881 à Savigne. Recruté à Guéret en 1902, il est affecté au 80e régiment de cuirassiers, à l' école militaire préparatoire d'infanterie de Montreuil sur Mer (photo) puis au 6e régiment de cuirassiers. Démobilisé en septembre 1913, un certificat de bonne conduite lui est délivré.

Il s'installe à Boulogne sur mer dans le Pas-de-Calais, comme maître d' Armes.

Il rencontre Rose-Marie Leleu, ils se fiancent. Rose-Marie est enceinte, ils doivent se marier, mais son destin bascule le 2 août 1914. Il est affecté au 3e Bataillon-12e compagnie-du 24e RIC au grade de sergent.

Il retourne à l'été 1915 à Frévent où Rose-Marie vit chez ses parents avec leur fils, Louis, né le 04/12/1914.

Il le voit pour la 1ère fois, et n'a qu'une hâte ; que cette guerre se termine pour "régulariser" la situation.

Il n'en a pas eu le temps.

Louis est porté disparu à Massiges le 6 octobre 1915.

Son nom ne figure sur aucun monument aux morts.

Sculpture HOMMAGE à Louis TEILLIER et à tous les soldats de 14-18 réalisée par sa petite-fille

(Texte et photos diffusés avec l'aimable autorisation de Françoise Porte-Leleu,sa petite-fille)

 

 

Combats de MASSIGES de Septembre à Novembre 1915

Caporal Jean AMALRIC 24e RIC

LOT ET GARONNE

(Jean Amalric, juillet 1918)

A mon grand-père.

Pépère. Ainsi ses petits-enfants et proches de la famille le nommaient-ils.

Nous avons eu de la chance d'être accompagné dans notre enfance par ce grand-père aimant, généreux et aimé de tous, jusque fin 1961;

Je me souviens encore aujourd'hui de beaucoup de moments passés en sa compagnie et avec mes frères et cousins-cousines, nous en parlons encore fréquemment.

La vie pour lui n'a pas toujours été facile et agréable.

Né dans le Lot et Garonne en 1884, il apprend le métier de boucher. Appelé à faire son service militaire au sein du 24e RIC (Régiment d'Infanterie Coloniale) à Perpignan, il y effectue deux années de 1905 à 1907. L'année 1908 il travaille comme garçon boucher à Montrouge (Seine à l'époque) et se marie en juin de la même année.

Un premier enfant naît de cette union en 1910.

Ce bonheur ne devait pas durer longtemps. Au 1er août 1914 il est mobilisé comme réserviste au sein du 24e RIC. Son épouse est enceinte de 2 mois d'un garçon (mon père).

Ce régiment participe aux dures batailles en Belgique dès le 22 août (Jamoignes, Neufchâteau). Puis lors de la retraite, en combattant jusqu'au 5 septembre où le message de Joffre ordonne aux armées d'arrêter le repli et de reprendre l'offensive. Le régiment est alors aux abords de Vitry-le-François dans les fossés bordant la route entre Frignicourt et Blaise, le Mont Moret où il subit de lourdes pertes jusqu'au 11 septembre puis il poursuit l'ennemi qui commence sa retraite.

Les 14 et 15 septembre la guerre de position commence suite à l'arrêt des allemands sur une ligne de défense.

Massiges, Main de Massiges, ferme de Beauséjour, Côte 180, Fortin de Beauséjour, Mont Têtu,...deviennent les lieux familiers des combattants du 24e RIC (entre autres régiments dans cet endroit) jusqu'en juin 1915.

(Jean Amalric, 28 mars 1915)

Après un repos du 2 juin au 21 juillet il retourne dans le même secteur de Massiges et participe à la grande offensive de septembre jusqu'au 10 novembre 1915. Date où le 24e RIC part au repos et à l'instruction.

Fin janvier 1916 c'est le front de la Somme qui le voit revenir en 1ère ligne : Cappy, Dompierre, Flaucourt,...jusqu'au 22 août.

1) Jean Amalric à Tilloy-lès-Conty(Somme)12 juin 1916 2) Photo non datée

Aux derniers jours de d'août 1916 mon grand-père se voit affecté au 44e RIC qui fait alors partie de l'AO (Armée d'Orient). Un front trop souvent oublié et méprisé dans l'histoire de cette GG.

Le 10 septembre il embarque à Marseille et arrive à Salonique (Macédoine) le 16 septembre.

A partir de fin septembre il combat avec son régiment contre les Allemands, Turcs, Bulgares, Austro-hongrois. Des lieux d'affrontements nombreux : Monastir, la Cerna, le Vélès, la Strouma, le Sokol, Dopbropolje, Doiran, Prilep, Uskub, Mitovitsa,...voient de nombreuses victimes.

Ce front provoquera par la réussite des offensives en 1918, la chute irrésistible des armées allemandes et leurs alliés.

Le 44e RIC dissous le 22 décembre 1918 verra le retour en France du soldat Jean AMALRIC qui est alors libéré de ses obligations guerrières le 27 janvier 1919. Il est de retour dans son foyer.

Combien de fois a-t-il vu son épouse et ses enfants pendant le conflit? Très peu au regard des contraintes imposées par ses moments de présence dans les régiments et l'éloignement en Orient.

Il a connu comme beaucoup de Poilus la peur,la faim, la boue, les offensives, la perte des amis, l'éloignement des proches,...C'est le parcours d'un soldat parmi tant d'autres.

Courte durée de joie à son retour en famille. Le 19 avril 1919 son épouse décède de la grippe espagnole.

Il ne s'est jamais remarié. Il a donné toute son affection et son amour à ses enfants et petits-enfants.

Jamais il n'a parlé de cette sale guerre (le pouvait-il? Le voulait-il?) pas de haine, il a continué de vivre pour les autres. Rien à ses enfants. Encore moins à ses petits-enfants alors loin de l'intérêt que portait son passé, trop heureux sans doute de côtoyer ce grand-père plein de tendresse.

Ce n'est qu'en 2008 que s'ouvrit ma curiosité et la recherche de son parcours dans cette GG. Recherches difficiles car il n'a laissé de cette période que quelques photos et un cadre contenant son diplôme de participation et des médailles. Sa fiche des états de services communiquée par les Archives Départementales m'a permis de retracer sa trajectoire.

C'est ici que je viens lui rendre cet hommage de mémoire. Non pas qu'il fut un héros mais un homme qui a fait son devoir pour la France comme tous ses frères d'armes et c'est déjà beaucoup.

C'est aussi la reconnaissance d'un petit-fils qui l'a aimé et qui l'aime à travers ses souvenirs d'enfance.

Le 8 juin 2014

Alain Amalric

(Avec l'aimable autorisation d'Alain Amalric, son petit-fils, en visite à Massiges en Août 2016)

 

 

DISPARU MPLF à MASSIGES le 06/10/1915

Cyprien NASTORG, 39 ans

Gorses, LOT

24e RIC, 9e Cie, 3e Section, 11e Escouade

Né le 03/12/1875 à Gorses. Après son mariage, il vient travailler sur la ferme de sa femme, à Figeac.

Exempté de service militaire pour cause de rachitisme, il n'est pas concerné par la mobilisation générale du 2 août 1914.

Le front manquant cruellement d'hommes, il est déclaré "bon pour le service armé" en mars 1915. Agé de 39 ans, Cyprien aurait dû rejoindre une unité de la Territoriale, à l'arrière du front, mais il est finalement affecté au 3e Bataillon-9e Compagnie-du 24e RIC,

Cyprien participe aux terribles combats du 25 septembre au 6 octobre 1915. Dans le JMO du 6, il est écrit :

"L'attitude des troupes a été admirable ; la marche des vagues du 3ème bataillon a fait l'admiration de ceux qui ont pu y assister. Des soldats sont partis à l'attaque en chantant"... Sa compagnie est décimée.

Cyprien est porté disparu. Sur demande de la famille, le CICR (Croix Rouge) entreprend des recherches, sans succès.

Sa veuve et son fils Antony, 9 ans, doivent attendre le 07/07/1921 pour que soit déclaré et fixé le décès à la date du 6 octobre, acte donnant droit au versement d'une pension. Son fils devient "pupille de la nation".

"C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai "vu"mon grand-père sur le site de Massiges : il sera ainsi moins "disparu" !

(Avec l'aimable autorisation de Paulette Nastorg, sa petite-fille)

 

 

BLESSE à MASSIGES le 06/10/1915, MPLF le 06/10/1918

Daniel RIVES 24e RIC, 25 ans

Caux et Sauzens, AUDE

Né le 10/04/1893, fils de Bernard et de Marie Maza ; classe 1913, matricule 742 au recrutement de Carcassonne.

1,61 m , cheveux et yeux châtain clair

Profession : cultivateur

Incorporé au 24e RIC le 26/11/1913.

Blessé à Massiges le 6 octobre 1915 lors de l'Offensive de Septembre 1915.

Fait prisonnier au Moulin de Laffaux en 1917, il est décédé en captivité. La date du 06/10/1918 a été fixée en 1922. Le décès probablement survenu en Allemagne comme marqué sur sa fiche matricule.

Inhumé à la Nécropole Nationale d' Assevent (Nord), tombe n°846.

(Merci à Joel Dufis pour la photo du MAM de Caux et Sauzens)

 

 

Combats de MASSIGES

Henri ESTEBE 24e RIC

Pamiers, ARIEGE

Annie a retrouvé ses NEVEUX.

Né le 25/01/1894 à Pamiers, fils de feu Pierre et de Henriette Subra ; classe 1914, matricule 426. Cette plaque a été trouvée par Jean-Pierre Mainsant.

Profession : cultivateur

Passé au 24e RIC le 04/06/1914

Citation du 11/12/1915 : " Au cours d'un combat à la grenade qui a duré plusieurs heures, n'a cessé de preuve d'énergie et de courage, défendant le terrain pied à pied malgré une violente attaque ennemie."

Citation du 15/07/1916 : "Soldat plein de vaillance et d'entrain volontaire pour toutes les missions périlleuses, a sauté un des premiers dans la tranchée ennemie malgré les défenses accessoires intactes".

Croix de guerre, Etoile de bronze et étoile d'argent

Médaille Militaire

 

Passé au 22e RIC le 29/07/1917, au 8e RIC le 22/08/1917, au 4e RIC le 01/10/1917

Evacué malade le 18/01/1918, rejoint son corps le 09/03/1918

Evacué malade le 16/06/1918

Décédé célibataire, à l'hospice le 03/03/1963 à l'âge de 69 ans.

 

 

MORT POUR LA FRANCE à MASSIGES le 31/10/1915

Pierre CARTHERY 24e RIC, 28 ans

Pointes de Rivière, HAUTE-GARONNE

Né le 13/10/1887, fils de François et d' Appolonie Duprat ; classe 1907, matricule 802.

1,67 m ; cheveux et yeux châtain. Profession : cultivateur.

Arrivé au 24e RIC le 03/08/1914.

Blessé le 24/08/1914 au pied droit et à la cheville du pied gauche (aux Bullet près Jamaique, Belgique)

Blessé mortellement le 31/10/1915 à Massiges.

Extrait du JMO du 24e RIC

(Avec l'aimable autorisation de son petit-neveu Antony Da Silva)